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La commune de Karangasso-Vigué a reçu la visite de certains responsables des différents partis politiques en lice pour ces élections municipales le dimanche 28 mai 2017. Cette visite avait pour objectif, de s'assurer du bon déroulement du scrutin et aussi d'encourager tous les acteurs qui œuvrent pour des élections apaisées dans cette commune. Il s'agit notamment des responsables du parti au pouvoir MPP et du parti CDP qui se sont rendus dans les différents centres de vote de la commune de Karangasso-Vigué, pour encourager toutes les populations de la localité et surtout prôner la paix et la tolérance afin " qu'on puisse avoir une fin des élections apaisées » pour que la commune puisse aussi avoir son exécutif. La délégation du MPP avec à sa tête, le 3eme vice président du parti, Konaté Issa DominiqueLa délégation du MPP avec à sa tête, le 3eme vice président du parti, Konaté Issa Dominique dit venir s'assurer du bon déroulement des votes et surtout encourager tous les acteurs qui œuvrent pour des élections apaisées afin que les résultats puissent être acceptés de tous. Il ne manque pas de lancer un appel à l'endroit de la population au calme et à l'esprit de bon citoyen pour un Burkina Faso apaisé et démocratique. Selon lui, la reprise de ces élections municipales est une volonté du gouvernement burkinabè de faire en sorte que les populations puissent se prendre en charge, qu'elles puissent prendre part au processus de gestion décentralisée dans notre pays. " L'enjeu de ces élections est qu'aucune contrée de ce pays ne reste en marge du processus démocratique, de la décentralisation et de la prise en charge des affaires locales par les populations » ; a dit ce dernier. Toutefois, il invite tout un chacun à accepter les résultats qui sortiront des urnes, le choix du peuple. Ibrahim Sanou du CDPA la suite du MPP, les populations de la commune de Karangasso-Vigué ont reçu la visite de la délégation du CDP. Pour le secrétaire général du parti, Ibrahim Sanou, cette visite est une manière d'encourager toute la population vers des élections apaisées dans ladite commune de sorte à avoir un exécutif en son sein. Selon lui, depuis le début de la campagne, son parti a toujours prôné la paix, la tolérance, la cohésion et l'entente entre les populations et les communautés afin qu'elles voient l'intérêt supérieur de la commune de Karangasso-Vigué. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]
Mon, May 29, 2017
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Le dimanche 28 mai 2017, les populations de la commune rurale de Karangasso-Vigué se sont mobilisées dans les différents bureaux de vote pour élire les conseillers municipaux dans le cadre de la reprise des élections municipales partielles. A l'issue de ces élections, le parti au pouvoir l'emporte majoritairement avec 31 conseillers sur les 55 postes à pourvoir. Les 21 198 électeurs inscrits sur la liste électorale avaient la lourde tâche d'élire les 55 conseillers de la commune de Karangasso-Vigué. Aux premières heures de ces élections, les populations étaient fortement mobilisées. A l'issue des votes, elles ont majoritairement porté leur choix sur le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), pour conduire le développement de cette commune. L'UNIR/PS, la NAFA, l'UPC, le MPP et le CDP étaient les partis qui ont pris officiellement part à la compétition pour ces élections municipales partielles. A la fermeture des 63 bureaux de vote à 18h00 et après décompte des voix sur l'ensemble des villages de la commune, les résultats provisoires sont comme suit : Le MPP en tête avec 31 conseillers, La NAFA avec 19 conseillers, L'UNIR/PS avec 04 conseillers Le CDP avec 01 conseiller Aussi, le centre communal de compilation des résultats a indiqué que le taux de participation au scrutin est de 38,48% dans la commune rurale de Karangasso-Vigué. Un faible taux de participation qui selon le président de la CECI, Bazié Bazoin, s'expliquerait par la crise qu'a connue la commune de Karangasso-Vigué. A en croire ce dernier, beaucoup de citoyens auraient perdu leurs cartes d'électeurs lors des différentes manifestations passées. Romuald Dofini Lefaso.net
Mon, May 29, 2017
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Au-delà de notre indignation à l'instar de nombreux Burkinabè, il nous est difficile de poser mot plus juste autre que la barbarie sur la vindicte populaire dont a été victime à Ouagadougou une innocente citoyenne le mardi 23 mai 2017. Cependant ne nous méprenons pas à mesurer notre indignation à l'aune de la seule considération de genre qui nous empêcherait de percevoir toute la dimension douloureuse de cette odieux acte profondément ancré en nos sociétés. La victime est avant tout un être humain et ce crime ne peut être sous-tendu par le fait qu'elle soit une femme. Il nous souvient personnellement d'avoir été témoin d'un cas de lynchage juste pour soupçon de vol d'une chemise sur une corde à linge en 1995 dans cette même ville de Ouagadougou. Aujourd'hui, le seul fait qui a changé est la médiatisation. Pourquoi cette propension à la violence de foule, a-t-elle traversé le temps, aussi bien les temps qui nous semblaient calmes que ceux moins calmes parfois empreints de tempête ? Nous avons tous, une responsabilité collective qui ne peut hélas être niée. Imputer cela aux soulèvements insurrectionnels qui ont mis fin au régime de Blaise Compaoré, comme il nous est parfois donné de l'entendre, serait non seulement une paresse intellectuelle, mais aussi une grave erreur. Il est impérieux de nous pencher sur les causes réelles avec clairvoyance afin que ce phénomène ne s'amplifie encore plus, car irrigué, nourri par un mal être social de plus en plus profond comme ce qui est en train d'arriver sous d'autres contrées en Afrique en général et Madagascar en particulier où cela prend des proportions insoupçonnées. En effet, à y voir de plus près, ces phénomènes sont légions et protéiformes, mais le genre est unique et sans équivoque aucune. Que l'on soit accusé de sorcellerie, de voleur, d'avoir commis un infanticide, d'être un pédophile ou un homosexuel, les conséquences sont les mêmes : un lynchage populaire d'une violence extrême allant jusqu'à l'autodafé. Il est même devenu difficile de circonscrire ces faits qui s'observent en effet régulièrement en Côte d'Ivoire, au Burkina, au Burundi, au Gabon, au Sénégal, au Togo, au Nigéria, au Cameroun… La question légitime qui mérite d'être posée aujourd'hui est pourquoi ? Non pas que la réponse à cette question dédouane cette foule délinquante de son crime, mais nous permettra de mesurer l'ampleur de notre combat collectif. Les comportements sociétaux spontanés ou non ne sont guère que les reflets des rapports qui régissent la société. Le respect de toute chose ne peut être séparé de la conscientisation de ce qui peut être une atteinte à cette chose, Malheureusement même si cela devrait découler de notre caractère humain, c'est le Droit qui nous le rappelle si souvent. Justement parlons-en du droit. Il n'est efficient que lorsqu'il est accepté de tous. Qu'il soit moderne ou coutumier. Il ne peut y avoir de droit que par la légitimation d'une autorité supérieure dédiée non seulement à le faire respecter mais encline également à agir droitement dès lors qu'il s'agit de question de droit. Et quand cette autorité est dévolue à l'État dans un système institutionnel dans lequel le pouvoir public est lui-même soumis au droit, on parle alors d'un État de droit. Mais voilà que sous nos cieux l'application même du droit est devenue un écrin de frustration, de ressentiment, d'aigreur pour la grande majorité de nos concitoyens susceptibles d'être happés par cette foule délinquante. Alors, ne pouvant se faire justice soi-même individuellement, on s'adonne via la foule, avec ferveur et sans limite à une justice de fait, une justice non judiciaire dont le dénouement est la condamnation arbitraire du présumé coupable. On est sans conteste en face d'une remise en cause de l'État, du Droit, de la justice pénale si ce n'est leur déni total. En la manière, rien ne peut être excipé à l'endroit des Koglweogo dont les agissements sont du même acabit. Un autre vecteur de cette frustration, de cette aigreur, est l'acquisition éhontée de richesses par certains, principalement par corruption, par détournement du bien public au détriment de la grande masse en toute impunité. Ce qui entraine parfois des contradictions criantes qui devraient interpeller tous les bien-pensants. En effet comment expliquer qu'un automobiliste qui tombe en panne avec sa grosse 4x4, même en pleine brousse, voit surgir de nulle part tout un essaim de bras valides prêts à lui porter secours sans attendre aucune contrepartie, alors que si jamais par malheur ce même automobiliste était impliqué dans un accident avec un vélo, la probabilité qu'il fût lynché augmenterait avec la gravité des blessures causées et de surcroit s'il y avait perte de vie humaine. En effet dans ce dernier cas, en plus de l'immense peine causée, pour laquelle on est si souvent certain qu'il n'y aurait ni réparation ni condamnation, nonobstant notre inclination à un fatalisme démiurgique, c'est à cette injustice sociale que l'automobiliste est désormais associé. L'être social est le premier déterminant d'une conscience sociale. Notre développement, dans son sens le plus large ne saurait plus attendre. Au vu de la démographie galopante, la compression inhérente des zones de pâturage nous exposera encore plus à des conflits entre agriculteurs et bergers en transhumance. En effet, hormis un caractère humaniste hors du commun dites-moi ce qui arrêterait le courroux d'une famille qui voit détruit par des bœufs son seul moyen de survie à savoir son champ. On conviendra alors que jamais le pire ne sera loin dans un contexte de lutte permanente pour la survie. Nous pourrons égrener longuement les cas explosifs pouvant déboucher sur des faits de lynchage, mais cela n'apportera rien de plus au sens de notre écrit. Il y est des consciences collectives que l'on ne peut façonner que lorsque l'État s'honore de toutes ses compétences, que lorsque qu'il crée lui-même l'État, et l'incivisme en fait partie. Les nombreux cas qui découlent de préjugés, d'ignorance ou de croyance nimbée de la religion trouveront sans doute leurs solutions dans une bonne éducation ! Par ailleurs aux côtés de cette foule délinquante se trouve une autre toute aussi irresponsable aux comportements salingues, désireuse uniquement de capter des clichés de ces instants mortifères afin d'alimenter les réseaux sociaux, alors même qu'elle pourrait être poursuivie pour non-assistance à personne en danger. Nous devons désormais tous en prendre la juste mesure au-delà de tout ce que nous pouvons penser au risque de se voir lyncher soi-même un jour suite à un simple cri " Au voleur » … Sidi M. Ahémine SIDIBE sidibetche [at] gmail [dot] com
Mon, May 29, 2017
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Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l'Alliance pour la Démocratie et la Fédération - Rassemblement Démocratique Africain (ADF-RDA) s'est réuni en sa séance ordinaire le dimanche 28 mai 2017 sous la présidence de Maître Gilbert Noël OUEDRAOGO, président du parti. Cette réunion a permis d'aborder plusieurs sujets relatifs à la vie du parti, à la situation politique nationale marquée particulièrement par les élections municipales complémentaires, les inondations, les affrontements de Tialgo et Goundi (Province du Sanguié), la violence dont a été victime l'artiste musicienne burkinabè ; et celle Internationale marquée par le 70e congrès de l'internationale libérale. Avant d'aborder les différents points inscrits à l'ordre du jour, le SEN a observé une minute de silence en mémoire des personnes qui ont récemment perdu la vie suite aux derniers accidents mortels qui ont eu lieu sur nos routes nationales et aux affrontements survenus dans le village de Tialgo et Goundi dans la province du Sanguié. De la vie du parti, le SEN a été informé des récentes missions du parti au niveau national et international. Ces missions ont permis aux cadres du parti de rendre des visites de courtoisie à des secrétaires généraux de province, à des militants et à des personnes ressources. Elle fut également marquée par la participation du parti au 70e congrès anniversaire de l'internationale libérale. Sur l'actualité politique nationale, le SEN a déploré les inondations récurrentes dont sont victimes les burkinabè, a dit toute sa solidarité avec les populations touchées et a souhaité une réaction du gouvernement à la hauteur des attentes des sinistrés. Abordant les affrontements meurtriers intervenus entre les populations et les groupes dits d'autodéfenses appelés " Koglweogo » dans la province du Sanguié, faisant des pertes en vies humaines ; et l'agression gratuite de l'artiste musicienne Adjaratou DIESSONGON dite Adja divine, le SEN a marqué toute son indignation face à de telles dérives préjudiciables à la cohésion nationale et à l'image de notre pays. Le SEN manifeste sa solidarité totale avec les victimes car rien, absolument rien, ne peut justifier de tels comportements dans un état de droit. Il constate malheureusement que si rien n'est fait, le Burkina court inexorablement vers la décadence. Le SEN rappelle sa position constante qui est qu'en toute circonstance force doit rester à la loi. Il condamne toute forme de Justice privée et de violences exercées sur des citoyens. Il dénonce en outre et avec la dernière énergie le silence coupable, voir l'indifférence notoire des autorités face aux actes de violences à répétitions dont sont victimes les populations. Pire à l'analyse, ses évènements ne constituent qu'à petite échelle, une mise en exergue d'une précarité généralisée de la situation que vit chaque Burkinabè et la conséquence de l'introduction dans notre pays de la violence en politique comme mode d'expression. Il lance un appel au Président du Faso à respecter son serment et à assumer son rôle de garant de l'unité nationale et de protecteur du citoyen. Le SEN rappelle que tous ces faits ne sont que la partie visible du malaise que vivent les burkinabè et insiste sur la nécessité d'un véritable processus de réconciliation nationale basé sur le tryptique : Vérités-Justice et réconciliation nationale avant qu'il ne soit tard. Restant convaincu qu'une Nation divisée ne peut prospérer, le SEN appelle l'ensemble des burkinabè à toujours privilégier la tolérance, l'écoute et le dialogue et à travailler main dans la main pour la construction de ce beau pays. Concernant le Congrès qui a connu la célébration du 70e anniversaire de l'Internationale Libérale à Andorre du 18 au 21 mai 2017, un bilan de la participation du parti a été fait au SEN. Lors dudit congrès le président du parti a été reconduit au poste de Vice-Président de l'Internationale Libérale. Ce fut également pour lui l'occasion de signer le manifeste réactualisé à l'occasion des 70 ans d'existence de l'Internationale Libérale. Par ailleurs, le SEN a adressé ses félicitations à l'Union pour le Progrès et Changement (UPC), parti frère libéral du Burkina Faso officiellement admis comme membre observateur de l'Internationale Libérale, avec l'avis favorable de l'ADF-RDA, membre plein. Avant de lever la séance, le SEN à souhaiter un bon mois de carême à tous les musulmans du Burkina Faso et du monde, une bonne fête des mères à toutes nos mamans, une bonne saison pluvieuse à tous les paysans et une bonne chance aux partis en lice dans les 19 communes concernées par les élections municipales complémentaires. ADF-RDA : Paix - Liberté - Justice. Ouagadougou le 28 mai 2017 Pour le Secrétariat Exécutif National, Le Secrétaire National en charge de la Communication des postes et TIC David TAPSOBA
Mon, May 29, 2017
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