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L'or blanc est à l'honneur à Ouagadougou. Après l'ouverture du Dan Fani fashion week le 25 mars dernier, c'est le comité d'orientation et de suivi du partenariat Union européenne-Afrique sur le coton qui tient les travaux de clôture du programme d'appui à la consolidation du cadre d'actions pour ledit partenariat, du 27 au 29 mars. Cette rencontre de trois jours se donne pour objectif de diffuser et valoriser les résultats obtenus depuis une dizaine d'années, mais aussi dégager des perspectives en fonction des nouveaux enjeux pour un développement inclusif et durable des chaines de valeur coton en Afrique. Au Burkina, la culture du coton fait vivre plus de quatre millions de personnes. Cette activité s'est révélée au fil du temps, être un puissant levier de développement inclusif contribuant fortement à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté, surtout en milieu rural. Encore appelé or blanc, le coton est cultivé dans plus de 100 pays à travers le monde. Il est également un produit dont le négoce est fortement actif avec plus de 150 pays engagés dans des activités d'exportation, d'importation et/ou de transformation. En Afrique, il constitue l'un des premiers produits pourvoyeurs de recettes d'exportation et de création de richesses. Ainsi, en 2004, l'Union européenne et les Etats ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) décidaient de la mise en place d'un partenariat sur le coton. Ce qui devrait permettre de renforcer la participation active des pays africains aux négociations commerciales à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), mais également de faire face aux difficultés liées aux évolutions des cours internationaux, à l'impact des subventions accordées par certains pays à leur secteur coton et à la fluctuation du taux de change. Pour son opérationnalisation, ce partenariat s'est doté de deux axes d'intervention : un volet développement et un cadre d'action dont la mise en œuvre est assuré par le comité d'organisation et de suivi du programme (COS-coton). Après plus de dix ans de mise en œuvre, ce programme arrive à son terme. D'où la nécessité pour les parties prenantes de se retrouver pour apprécier les résultats atteints et dégager des perspectives futures pour le partenariat UE-Afrique. Les travaux de clôture du programme d'appui à la consolidation du cadre d'actions pour le partenariat Union-européenne-Afrique sur le coton se tient sous le thème : " les nouveaux enjeux pour un développement inclusif et durable des chaines de valeur coton en Afrique ». Conférences, tables-rondes et ateliers à bâtons rompus sont au menu de cette semaine du coton. Les réflexions critiques de ces 72 heures permettront d'identifier des leviers d'actions tout en dégageant des perspectives en vue d'une pérennisation de cette filière stratégique pour un développement harmonieux des pays producteurs de coton." Les travaux de ces trois jours conduiront les participants sur de nouveaux chantiers de développement du coton notamment la recherche des solutions innovations pour l'agriculture africaine, la professionnalisation en tant qu'outil de diversification de l'agriculture au service de la sécurité alimentaire, de l'emploi et de la résilience, les enjeux et perspectives des stratégies nationales, régionales et panafricaine ainsi que la transformation », a confié Stéphane Sanou, ministre du commerce, de l'industrie et de l'artisanat, par ailleurs président de la cérémonie d'ouverture des travaux. L'objectif du partenariat UE-Afrique sur le coton est de contribuer à la lutte contre la pauvreté dans les zones cotonnières africaines par l'amélioration de la compétitivité, de la valeur ajoutée et de la viabilité des filières cotonnières africaines, de façon à en optimiser l'impact sur le revenu des producteurs. Ainsi, parmi les initiatives et actions du partenariat, deux programmes phares ont été réalisés pour un montant de 26,8 m millions d'euros. Le programme actuel doté de 11 millions d'euros prolonge et renforce des actions structurantes retenues sur la base de résultats probants du programme précédent. " A travers les chaines de valeur et leur insertion dans l'agriculture africaine, nous avons tous l'exigence et l'obligation d'apporter des réponses à la hauteur des grands défis présents et futurs », a souligné Sékou dit Gaoussou Cissé, le président du COS-coton au nom du groupe des Etats ACP. En effet, le groupe ACP est en passe de finaliser une nouvelle approche de l'appui du groupe ACP au secteur des produits de base agricoles. Cette nouvelle orientation vise en particulier à investir dans la transformation des modèles de production et des produits agricoles dans une perspective d'insertion dans les chaines de valeurs régionales et mondiales. En tous les cas, le secrétariat ACP a assuré de son engagement accompagner les parties prenantes dans la mise en œuvre des recommandations pertinentes qui sortiront de ces trois jours de réflexion. Moussa Diallo Lefaso.net
Tue, Mar 28, 2017
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Dans le souci d'assurer l'autonomisation des femmes dans l'aire sanitaire de Youga (commune de Zabré), la Croix-Rouge burkinabè (CRBF), en partenariat avec la Croix-Rouge de Monaco dans le cadre de la mise en œuvre de son projet Eau, Hygiène et Santé communautaire, appuie des groupements dans la réalisation de microprojets d'activités génératrices de revenus dans les domaines , de la production maraichère et de la production et la transformation du beurre de karité. De plus, elle a aussi contribué à l'accès à l'eau potable des populations. Ces microprojets ont été financés par la société minière Burkina Mining Company (BMC). Les réalisations ont été visitées lors d'une mission effectuée du 25 février au 04 mars 2017. Pour les femmes bénéficiaires, c'est la concrétisation de vieux rêves. Depuis longtemps, elles nourrissaient l'envie d'assurer leur auto employabilité grâce à des activités qui leur permettraient de générer des revenus. Fort heureusement, l'idée soumise à la société BMC a été financée à hauteur de plus de 14 millions FCFA en vue de les soutenir dans leur développement social. Ainsi, en collaboration avec la Croix-Rouge burkinabè, trois microprojets ont été initiés à leur profit. L'un porte sur l'appui aux groupements féminins dans le processus de production et de transformation du beurre de karité en produits cosmétiques. L'appui a consisté en la dotation d'une unité de production, au renforcement des capacités des membres de l'association Veneem-Tina. Grâce à cet encadrement, elles assurent désormais la collecte des amandes de karité dans les différents marchés, avant de les traiter pour la production de beurre pur, de pommades corporelles, de pommades de cheveux et de baumes de nerfs. La vie a changé pour les femmes de ce groupement qui est représentatif des différents Comités féminins d'hygiène et d'assainissement communautaire (CFHAC) mis en place dans les sept villages par le biais du projet Eau, Hygiène et Santé Communautaire dans l'aire sanitaire de Youga. La facilité d'écoulement de leurs produits dans les villages environnants (Songo, Youkouka, Youga-Peulh, Wilgo, Youga, Gonsé, Sig-Noghin) apporte déjà des revenus susceptibles de dynamiser la vie du groupement et l'économie familiale. Le soutien de la société minière a aussi permis de réaliser un autre microprojet en matière d'approvisionnement en eau potable dans les villages de l'aire sanitaire de Youga. Sa mise en œuvre a changé le quotidien des communautés locales qui bénéficient aujourd'hui d'un forage, de trois puits réhabilités et équipés de pompes à motricité humaine. Le troisième microprojet est l'appui au groupement Song-Taaba pour la production maraichère. A cet effet, un espace d'environ un hectare a été aménagé et doté de trois puits busés et d'une moto pompe. Des parcelles ont été déjà dégagées pour le repiquage des différents plants : choux, carottes, aubergines, concombres, etc. Les femmes bénéficiaires ont du reste été formées sur les techniques de production maraichère, en partenariat avec le service technique de l'agriculture de Zabré. Même si ces initiatives satisfont les bénéficiaires qui arrivent à soutenir leurs familles avec les revenus générés, les femmes de l'association Veneem-Tina attendent davantage d'accompagnement. Selon la présidente, l'acquisition d'une concasseuse est le vœu le plus cher des membres de l'association pour être soulagés de la pénibilité du concassage manuel des amandes de karité. En réaction, le représentant de la Croix-Rouge burkinabè, Sévérin Wangré a annoncé que cette doléance principale sera satisfaite d'ici à fin avril 2017, grâce au soutien de la Croix-Rouge de Monaco. Le partenariat entre la Croix-Rouge burkinabè et Burkina Mining Company joue ainsi sa partition à travers ces trois microprojets dans l'amélioration des conditions de vie des communautés de l'aire sanitaire de Youga. Il vise en filigrane à leur permettre à long terme de compter sur elles-mêmes. Soulignons que la société minière, le principal bras financier de cette initiative citoyenne, est une corporation soutenue par MNG Gold. Correspondance particulière
Tue, Mar 28, 2017
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Pour sa première œuvre discographique, le jeune artiste Adama Dicko a choisi d'aller " doucement, doucement ». Avec son album intitulé " Jam Jam » (doucement, doucement, en langue fulfuldé), cet ancien élève coranique qui réside en Autriche veut se faire une place dans l'univers musical de son pays, le Burkina Faso. L'opus de 11 titres a été présenté le 25 mars 2017 à Ouagadougou, en marge du Reggae City Festival. L'album est déjà sorti en Autriche, mais l'artiste qui était programmé pour le Reggae City Festival a voulu le faire découvrir par ses compatriotes. Adama Dicko invite les mélomanes à " aller doucement », mais lui est allé fort avec son premier opus. 11 titres qui font voyager entre reggae et blues. En fulfuldé, dioula, français ou anglais, il chante des thèmes aussi divers les uns des autres. Dans une sorte d'autobiographie, le premier titre de l'album (Tounga Ko) parle d'aventure. Comme pour retracer la vie de voyageur que mène l'artiste. Du sahel burkinabè (notamment Djibo d'où il est originaire), il a visité différentes régions de son pays, avant de continuer son aventure dans les pays de la sous-région, puis en Europe et aux Etats-Unis. C'est d'ailleurs dans ses voyages à travers les pays de la sous-région ouest africaine qu'il a appris à jouer le " n'goni », un instrument traditionnel de musique. Tous les 11 titres de l'album sont d'ailleurs agrémentés par les notes de cet instrument traditionnel de musique. Cet album, baptême de feu a un côté engagé. L'artiste rend hommage à des grandes figures africaines, à travers le titre " Capitaine Sankara ». Tous ceux qui ont lutté pour une véritable indépendance de l'Afrique et pour la cause de l'homme noir sont magnifiés par Adama Dicko. Nelson Mandela, Patrice Lumumba, Marcus Garvey… La corruption, le changement positif en Afrique, la jalousie, sont autant de sujets qui sont abordés à travers " Jam Jam ». " C'est un album qui parle beaucoup de l'Afrique. L'Afrique est le continent le plus riche, mais le plus faible en même temps », regrette-t-il. Ceci, parce que nanti d'immenses ressources naturelles, le continent ne " décolle pas » à cause du manque de vision de certains de ses dirigeants. " C'est un album qui interpelle les consciences et j'espère que les Burkinabè comprendront le message », a déclaré Adama Dicko. Pour la promotion de son œuvre, l'artiste s'envolera pour son 2e pays, l'Autriche, ensuite l'Allemagne, avant d'envisager la conquête du marché new yorkais. Tiga Cheick Sawadogo Lefaso.net
Tue, Mar 28, 2017
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" Promouvoir la santé des populations et accélérer la transition démographique », tel est le thème de la revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue du secteur de la santé. Prévue pour 48 heures, 27 au 28 mars 2017, elle offre une opportunité aux membres statutaires d'apprécier la contribution du secteur santé dans la mise en œuvre du PNDES et de proposer des actions correctives là où des améliorations s'imposent. L'ouverture de ces assises a été présidée par le ministre de la santé, Nicolas Méda. Les textes portant création, attributions et fonctionnement du suivi et d'évaluation du PNDES 2016-2020, prévoit la tenue de revues sectorielles, en vue d'examiner et de porter un regard analytique sur les performances de chaque secteur, pour engager des actions pour le futur. C'est dans ce contexte qu'il est organisé la revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue du secteur de la santé, les 27 et 28 mars 2017, à Ouagadougou. Le ministère de la santé et ceux de la femme, de la solidarité nationale et de l'agriculture constituent le secteur de planification santé. " Je vous invite à examiner sans complaisance les différents documents soumis à notre sanction et d'y apporter une analyse critique des résultats atteints, afin que nous abordions avec sérénités les échéances prochaines qui nous attendent », a lancé le ministre de la santé, Nicolas Méda. A l'entendre, le document de travail préparé par l'équipe technique fait l'état d'avancement de la réalisation des mesures, actions sectorielles et des indicateurs en 2016 ; la mise en œuvre des recommandations ; l'état de fonctionnement du cadre sectoriel et enfin les perspectives. Pour le ministre Méda, le secteur de la santé a engrangé des résultats appréciables au cours de l'année 2016. Pour exemple, il a cité le niveau appréciable des indicateurs de santé, la vitalité des comités régionaux et des commissions thématiques. Toute chose qui, selon lui, a permis le renforcement du dialogue constructif dans le secteur. " Ce dialogue sera renforcé avec les réformes sur le nouveau dispositif de mise en œuvre du PNDES, qui est à un niveau suffisamment avancé », poursuit-il. S'inscrivant dans cette logique, il a réaffirmé sa disponibilité et son engagement à œuvrer pour un renforcement du dialogue au sein du secteur pour plus de résultats. Avant de saluer les efforts des partenaires techniques et financiers. Les professionnels de santé ne sont pas en reste. Eux qui par leur travail de tous les jours, contribuent fortement à fournir aux populations les soins et à produire les résultats pour notre système de santé. Revenant sur les crises qui ont secoué le secteur, le ministre de la santé a confié que " le dialogue social a été engagé très tôt cette année, dès ma prise de fonction sur instruction des plus hautes autorités, pour travailler à la négociation avec tous les acteurs impliqués dans ce climat délétère afin d'apaiser et de trouver des solutions rapides ». David K. Young a, au nom des partenaires techniques et financiers (PTF), formulé des recommandations au gouvernement. " Sans anticiper sur les conclusions des travaux, les PTF pensent qu'un effort supplémentaire dans l'accélération des procédures de remboursement aux structures de soins permettraient à ces derniers de s'approvisionner en médicament convenablement et à temps », a dit le chef de file des PTF, faisant allusion à la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ou allaitantes. Puis M. Young d'ajouter que le gouvernement devrait veiller à la prévision d'un budget suffisant pour couvrir cette mesure notamment à travers une réallocation de certaines lignes budgétaires, le renforcement des centres médicaux et la rétention des cadres au niveau des districts à faible performance. Aïssata Laure G. Sidibé Lefaso.net
Mon, Mar 27, 2017
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