www.lefaso.net

Le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR) a eu lieu le vendredi 15 février 2019, à Toma, dans le Nayala. La cérémonie a connu la mobilisation de tous les acteurs du secteur de l'élevage de la province. Parmi les leviers du développement du Burkina Faso, le secteur de l'élevage occupe une place stratégique. Non seulement, l'élevage contribue à la sécurité alimentaire et nutrionnelle des populations,mais aussi il contribue à l'amélioration des rendements agricoles par la traction animale et la fertilisation des sols grâces aux déjections d'animaux. La cérémonie du vendredi 15 février dernier, au-delà de son caractère festif, est l'occasion d'interpeller les premiers acteurs en vue d'une adhésion massive à cette campagne de vaccination pour stopper l'avancée de la peste des petits ruminants dans notre pays," a relevé, le maire de la commune de Toma, au nom du conseil municipal, Malik Garané. La réouverture des centres d'élevage de Zouma et de Tô, des formations de renforcement des capacités des éleveurs au niveau de notre province ont été soulignés par le maire comme doléances. Quant au ministre des Ressources animales et halieutiques, Soumanogo Koutou, il a exprimé sa profonde gratitude aux autorités politiques, administratives, militaires, paramilitaires, coutumières et religieuses et à toute la population de la région de la Boucle du Mouhoun et singulièrement celle de la commune de Toma pour leur accompagnement et leur engagement dans l'organisation de la présente cérémonie. "Le Burkina Faso dispose d'un cheptel numériquement important et varié composé de plusieurs millions d'espèces, dont plus de 10 millions de bovins et de 15 millions de caprins. Les activités d'élevage sont sources d'emplois directs et indirects pour près de 86% de la population rurale, tandis que la transformation des produits animaux sont sources de plusieurs milliers d'emplois pour les populations urbaines », selon le ministre. Toutefois, malgré son importance avérée dans la lutte contre la pauvreté et le sous-emploi, l'élevage tel que pratiqué actuellement est confronté à un certain nombre de difficultés liées essentiellement à l'habitat, à l'alimentation, à la faible performance des races exploitées et surtout à la santé. Ce qui limite considérablement sa contribution au processus de développement socio-économique du pays, a ajouté le ministre Koutou.[ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]Gaston Toé Lefaso.net Toma
Sun, Feb 17, 2019
Source News from Lefaso.net
Le témoignage du Colonel-major Théodore Palé, Chef d'état-major général des armées adjoint (CEMGAA) au moment du putsch s'est poursuivi ce vendredi 15 février 2019. La question du bombardement du camp Naaba Koom II de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) le 29 septembre 2015 a une fois de plus refait surface. Y-a-t-il eu des victimes ? Y-a-t-il eu des victimes, des morts lors du bombardement du camp Naaba Koom II le 29 septembre 2015 par l'artillerie lourde ? Cette question qui taraude les esprits de plus d'un n'est pas près de trouver une réponse consensuelle entre la hiérarchie militaire et les putschistes du Conseil national pour la démocratie (CND) incarné par le Général Gilbert Diendéré. Suite à une question de Me Mireille Barry, avocate du Général Djibril Bassolé, quant à la présence d'éléments de l'ex-RSP dans le camp lors du bombardement, le Colonel-major Palé affirme qu'il y'avait belle bien des soldats dans le camp. Et pourquoi il n'y a pas eu de victimes ? Le pilote de chasse rétorque que le camp est vaste donc les tirs se sont dirigés dans les zones où il n'y avait personne. Si fait qu'il n'y a pas eu de victimes. Une réponse qui ne satisfait pas l'avocate. Pour Me Barry, le camp était vide au moment du bombardement. La hiérarchie militaire qui a cautionné le coup d'Etat dès le début a voulu se racheter auprès de la population en bombardant un camp vide. Cela pour avoir l'assentiment de la population. Le Général Diendéré qui était déjà à la barre pour la confrontation avec l'ancien CEMGAA, corrobore les dires de l'avocate. Selon ‘'Golf'', c'est un camp vide que la hiérarchie militaire a ordonné de bombarder pour se sauver la face. Le Colonel-major Palé persiste et signe que le camp n'était pas vide. " Lors du premier bombardement, le Général Diendéré était en train de revenir au camp », lance-t-il. Ce qui fait dire à l'accusé Diendéré que c'est donc sa personne que la hiérarchie militaire voulait éliminer pour éviter qu'il ne puisse se retrouver devant cette même barre pour témoigner de leur complicité, leur implication active dans ce putsch. Le Parquet trouve que le Général vient de faire une nouvelle révélation qui tranche avec son passage à la barre. En effet le président du CND avait affirmé que le bombardement avait causé des victimes. Sinon même une hécatombe et que la hiérarchie militaire veut cacher la vérité au peuple burkinabè et à la communauté internationale. Des deux versions, le parquet militaire se demande ce qu'il doit prendre en compte. Et se basant sur l'expertise téléphonique, le ministère public fait cas de l'échange téléphonique entre le Général Diendéré et son fils qui cherchait à savoir pourquoi les éléments de l'ex-RSP n'ont résisté. Et au Général de demandé à son fils s'il connaissait l'artillerie lourde car les éléments ont déserté le camp au premier bombardement. Marcus Kouaman (kmagju [at] gmail [dot] com) Lefaso.net
Sun, Feb 17, 2019
Source News from Lefaso.net
Dans l'après-midi du vendredi 15 février 2019, l'administration douanière a été, une fois de plus, la cible d'une attaque d'individus armés non identifiés. Au cours de cet acte ignoble et barbare, quatre agents du bureau de Cinkansé en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil ont malheureusement perdu la vie. Il s'agit des assistants Arouna HEMA, Abdou Aziz OUILI, Laurent ZONGO et Georges SANOU. En ces circonstances particulièrement douloureuses, le ministre de l'économie, des finances et du développement présente ses condoléances aux familles éplorées et à l'ensemble des douaniers du Burkina Faso. Une mission de ratissage est en cours et les populations sont invitées à collaborer avec les forces de défense et de sécurité. DCPM/ MINEFID
Sun, Feb 17, 2019
Source News from Lefaso.net
Dans le cadre de l'élimination de la transmission du VIH mère enfant (ETME), le Réseau national pour une grande implication des personnes infectées par le VIH dans la lutte contre le VIH/Sida au Burkina Faso (REGIPIV-BF), a mis en œuvre un projet ETME dans la région du Centre. Exécuté durant le second semestre de l'année 2018, ce projet qui a couvert 38 formations sanitaires, a fait l'objet d'un atelier bilan le vendredi 15 février 2019. Avec une prévalence moyenne de l'infection de la population adulte estimée à 0, 80% en 2017, le VIH/ Sida demeure un véritable problème de santé publique au Burkina Faso. En effet, selon les données 2017 de l'ONUSIDA, le nombre de personnes vivant avec le VIH était estimé à 94 000 dont 85 000 adultes et 9400 enfants de moins de 15 ans. " Les grandes villes demeurent les zones à forte concentration de PVVIH avec 36 171 à Ouagadougou et 15 057 à Bobo-Dioulasso », indique la même source. Quant au rapport 2013- 2017 du Programme sectoriel santé de lutte contre le Sida et les IST (PSSLS-IST), sur 3500 enfants de 0 à 14 ans vivant avec le VIH-SIDA, 2602 sont sous traitement ARV, soit un taux de 74, 34%. D'où la mise en place du projet ETME en vue d'atteindre l'objectif de 90% de personnes vivant avec le VIH sous traitement ARV. Il s'agissait surtout de réduire le taux de transmission du VIH mère enfant qui s'évalue à 5,3%. Directeur régional de la santé (DRS) du Centre, Thomas Ouedraogo Un bilan satisfaisant Dans la pratique, selon le coordonnateur du projet, Adama Ouédraogo, ce projet, mis en œuvre par des acteurs communautaires (associations et réseaux d'associations), a consisté à accompagner les femmes déjà dépistées positives pendant les périodes de permanence au sein des formations sanitaires. Le but étant d'éviter la transmission des mères aux nouveau-nés. La sensibilisation s'est faite à travers des activités telles que les causeries débats, l'éducation thérapeutique, le conseil et le dépistage volontaire des couples. En termes de chiffres, ce sont 30 acteurs communautaires qui ont été formés et utilisés comme pairs éducateurs dans les formations sanitaires, 200 causeries éducatives au profit de 5200 personnes dont 4730 femmes et 470 hommes, la réalisation de trois campagnes de dépistage au sein des Centres d'accueil de l'enfance en détresse (CAED) et des Centres de récupération et d'éducation nutritionnelle (CREN). S'agissant du public cible du projet, à savoir les femmes enceintes, la mise en œuvre du projet ETME a aussi permis à 7333 femmes de bénéficier d'un counseling du VIH/Sida, 114 d'entre elles ont été dépistées positives. " Le taux de transmission du VIH mère enfant tourne autour de 5% et notre vision est de parvenir à 2% pour qu'on puisse décréter l'élimination de la transmission d'ici à 2020 », a signifié Adama Ouédraogo, soulignant que " au regard des résultats engrangés sur le terrain, cela est réalisable, mais il faut beaucoup d'accompagnement ». Le directeur régional de la Santé du Centre, Dr Thomas Ouédraogo, pour sa part, confie que le bilan est satisfaisant. " Nous sommes satisfaits de la mise en œuvre du projet ». Et c'est certainement la raison pour laquelle, les différents acteurs entendent mobiliser les partenaires techniques et financiers pour l'accompagnement du processus en vue d'atteindre l'objectif d'élimination. Créé le 16 juin 2001, le REGIPIV-BF couvre l'ensemble des 13 régions du Burkina Faso avec 84 associations membres implantées dans 42 provinces. Nicole Ouédraogo Lefaso.net
Sat, Feb 16, 2019
Source News from Lefaso.net