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Le Conseil des ministres s'est tenu à Ouagadougou, le vendredi 21 juillet 2017, en séance ordinaire, de 15 H 00 mn à 19 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour,entendu une communication orale,procédé à des nominations,et autorisé des missions à l'étranger. I. DELIBERATIONS I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT Le Conseil a adopté trois (03) rapports. Le premier rapport est relatif au lancement de la feuille de route de l'Union africaine sur le dividende démographique. Cette feuille de route est axée sur la gouvernance, l'emploi et l'entrepreneuriat, l'éducation et le développement des compétences, la santé et le bien-être ainsi que l'autonomisation de la jeunesse. Au regard des thématiques en lien avec les objectifs du Plan national de développement économique et social (PNDES), le Conseil a marqué son accord pour le lancement national de cette feuille de route, autour du thème " Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso. Le deuxième rapport est relatif à la location de bâtiments au profit de l'Administration publique. Le Conseil a marqué son accord pour la location de deux (02) bâtiments à usage de bureaux au profit de la Présidence du Faso pour le compte de l'Agence nationale de renseignement (ANR) et du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique pour le compte du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le troisième rapport est relatif à un décret portant modalités d'application de la loi n°042-2017/AN du 3 juillet 2017 portant allègement des procédures de contractualisation des projets de partenariat public-privé (PPP). L'adoption de ce décret vise à réglementer le processus d'allègement, de relever le taux de contractualisation des projets PPP afin de contribuer à l'accroissement des investissements publics en vue d'atteindre les objectifs du Plan national de développement économique et social (PNDES). I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport porte création d'un diplôme d'excellence en Administration publique à l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM) en partenariat avec l'Ecole nationale d'Administration publique (ENAP) du Québec (Canada). Ces programmes de formation visent à doter l'Administration burkinabè, de fonctionnaires hautement qualifiés. L'adoption de ce rapport permet la mise en œuvre effective de ces programmes de formation à l'ENAM. Le second rapport est relatif à un décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du dispositif de pilotage de la modernisation de l'Administration et de la bonne gouvernance. L'adoption de ce décret vise à doter l'Administration publique burkinabè d'une base juridique pour la mise en œuvre de toute politique et stratégie de modernisation et de promotion de la bonne gouvernance. I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L'INNOVATION Le Conseil a adopté un rapport relatif à un décret portant changement de dénomination de l'Université de Koudougou. L'Université de Koudougou, créée par le décret N°2005-460/PRES/PM/MESSRS/MFB du 31 août 2005, change de dénomination et devient Université Norbert ZONGO. Cette dénomination rend hommage à un journaliste émérite, personnalité éminente de notre pays qui est un exemple de courage, de témérité et d'engagement en faveur de la bonne gouvernance. I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES Le Conseil a adopté un rapport relatif à l'approbation des résultats de l'appel d'offres pour la réalisation des travaux de construction et de bitumage de la route nationale N°29 (RN29) Manga-Zabré (79km). Le Conseil a marqué son accord pour l'attribution du marché au groupement d'entreprise ATP/SGTI/KF pour un montant de vingt-huit milliards trois cent quatre-vingt-quatorze millions soixante-cinq mille trois cent quarante-trois (28 394 065 343) F CFA TTC avec un délai d'exécution de vingt-quatre (24) mois y compris la saison pluvieuse qui est estimée à six (06) mois. Le financement est assuré par l'Association internationale de développement (IDA). I.5. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES Le Conseil a adopté trois (03) rapports. Le premier rapport est relatif aux difficultés financières du Centre international de recherche-développement sur l'élevage en zone subhumide (CIRDES). Le CIRDES est une institution inter-étatique regroupant huit (08) pays de la CEDEAO dont le Burkina Faso, avec pour mandat de mener des activités de recherche-développement sur l'élevage, en vue d'améliorer la santé et la productivité des animaux domestiques. Toutefois, le CIRDES connait des difficultés de fonctionnement liées essentiellement au non payement récurrent des cotisations statutaires des pays membres. Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour faire le plaidoyer auprès des pays membres et des bailleurs de fonds potentiels en vue de mobiliser les ressources nécessaires au bon fonctionnement du CIRDES. Le deuxième rapport est relatif à un décret portant autorisation de création et d'ouverture d'écoles privées de formation professionnelle en élevage et en santé animale au Burkina Faso. L'adoption de ce décret vise à doter le ministère des ressources animales et halieutiques d'un cadre juridique en matière de création et d'ouverture d'écoles d'élevage et de santé animale. Le troisième rapport est relatif à la situation d'exécution du Projet de développement laitier dans la zone périurbaine de Ouagadougou (PDEL-ZPO) et des mesures urgentes à prendre pour sa réussite. Lancé en décembre 2014, le projet de développement laitier dans la zone périurbaine de Ouagadougou devrait permettre de créer 100 emplois directs au sein de l'usine de lait, 7 500 emplois directs et indirects à travers les activités des 500 fermes partenaires de l'usine, d'améliorer la chaine de valeur des produits laitiers, de réduire les importations de produits laitiers, d'accroitre la productivité agricole par la valorisation des déchets animaux, de freiner l'exode rural, d'améliorer l'état nutritionnel de la population et de stimuler la transformation structurelle de l'économie. Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre des dispositions nécessaires pour la mobilisation des ressources et la réalisation des infrastructures complémentaires en vue de la réussite du projet. II. COMMUNICATION ORALE II.1. Le ministre de l'Economie, des finances et du développement et le ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale ont fait au Conseil une communication relative au débrayage illégal d'une partie des agents du trésor et des impôts. Le Conseil félicite la grande majorité des agents qui ont assuré le fonctionnement du service public malgré les menaces et les intimidations. Le Conseil a instruit les ministres concernés d'approfondir le dossier afin de prendre les dispositions utiles pour faire prévaloir le droit et l'autorité de l'Etat. III. NOMINATIONS III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D'ADMINISTRATION Le Conseil a procédé à des nominations et à des renouvellements de mandat d'administrateurs aux Conseils d'administration : de l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) et de l'Agence d'exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER) au titre du ministère de l'Eau et de l'assainissement ; de l'Ecole nationale de l'élevage et de santé Animale (ENESA) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques ; des Editions Sidwaya au titre du ministère de la Communication et des relations avec le parlement. La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso. Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance DANDJINOU Officier de l'ordre national
Sat, Jul 22, 2017
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Le Ministre d'Etat, Ministre de la Sécurité, #Simon_Compaoré a reçu en audience le vendredi 21 juillet 2017 quatre (04) nouveaux Ambassadeurs Burkinabè. Il s'agit de Madame Maria-Goretti Blandine DICKO/AGALOUE ADOUA (Ambassadeur du Burkina Faso auprès du Royaume du Danemark), Monsieur Souleymane KONE ( Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso près l'Etat du Koweït), Madame Aminata Sana Congo (Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de Chine Taïwan) et le Général Pingrnoma ZAGRE ( Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République du Ghana). " Nous sommes venus rendre une visite au Ministre d'Etat, comme nous l'avons déjà fait à certaines autorités, pour prendre en compte les consignes par rapport aux intérêts qui relèvent de chacun de leurs départements ministériels afin d'être à mesure sur place de suivre certains dossiers. Aussi, et voir comment donner un nouveau souffle aux relations entre le Burkina Faso et les pays amis, et surtout participer à la mise en œuvre des grands dossiers, notamment le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) », a déclaré le Général Zagré. Les questions de sécurité ne sont pas passées sous silence pendant cette audience. " S'agissant de la sécurité, aujourd'hui beaucoup de dispositions assurent la libre circulation des personnes et des biens. Dans les pays où nous serons, des individus seront intéressés à venir au Burkina Faso. Il faut que nous soyons sûr de l'identité de ces individus et quelles sont leurs motivations afin d'éviter que les frontières de notre pays ne soient ouvertes à des personnes qui ont des intentions contraires à nos intérêts », a confié le nouvel Ambassadeur du Burkina Faso au Ghana. La Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle du Ministère de la Sécurité
Sat, Jul 22, 2017
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La ville de Banfora abrite du 20 au 23 Juillet 2017 la première édition du Festival Kotto sous le thème " rôle de la femme dans la promotion de la culture ». Ce Festival a été porté sur les fonts baptismaux par Iwili Communication. Pour la responsable de cette structure, Fatouma COULIBALY, toutes les grandes nations se sont développées sur des valeurs culturelles fortes et ancrées dans la mémoire de leurs peuples, la conscience collective, de la continuité historique, le mode de pensée et de vie. D'où l'idée du présent festival. Le Kotto est un instrument traditionnel qui ressemble un peu au tam-tam mais malheureusement, cet instrument est en voie de disparition. C'est pour venir à bout des entraves à la promotion de cet objet culturel et compte tenu de la nécessité de la préservation de ce riche patrimoine que se tient la première édition du Festival Kotto. Madame Olivia SOME/HEMA, Coordonnatrice de l'association Muyun de Banfora, marraine de la présente édition a salué la promotrice du festival pour cette initiative qui contribuera sans doute au rayonnement de la région des Cascades. La culture est ce qui nous définit le mieux et cette unité fixatrice d'identité qui constitue le repère de valeur qui nous relie à l'histoire. Au regard de ses potentialités culturelles et touristiques, la région des Cascades a plus que besoin d'un tel cadre pour offrir, promouvoir et valoriser ce qu'elle a de meilleur c'est-à-dire la richesse de sa diversité culturelle. Elle a donc invité les populations à s'approprier le festival. Elle a rassuré la promotrice du festival du soutien à la présente édition et celles à venir car la culture est l'âme de tout peuple. Ainsi, elle doit être le socle de tout développement. Pour le Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme, monsieur Tahirou BARRY, c'est une fierté pour lui d'accompagner la promotrice du festival dans sa volonté de réhabiliter et de faire la promotion de nos valeurs culturelles et artistiques. Selon lui, à travers le contenu du festival, nous devons être fiers de cette noble entreprise et tout ce qui concoure à la valorisation de notre potentiel culturel et artistique sera toujours soutenu par son ministère. Il a exhorté la promotrice à persévérer dans l'organisation du festival car le chemin est parsemé d'embuches. Il n'a pas manqué d'inviter les forces vives de la région, les opérateurs économiques à soutenir Fatouma COULIBALY et le comité d'organisation à réussir le pari de la valorisation de notre patrimoine culturel. En marge du festival, s'est tenue une session de formation du Bureau Burkinabè du Droit d'Auteur (BBDA) et la mise en place du Bureau exécutif national du Réseau Maaya. Il est également prévu des soirées culturelles et une rue marchande. Le festival a connu la participation de délégations venues de pays frères tels que la Côte d'Ivoire, le Togo, le Mali et la Belgique. Nazaire KONATE, Le Faso.net
Sat, Jul 22, 2017
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Après six mois de labeur, 19 stagiaires, dont une femme issus de douze pays différents, ont reçu leur certificat technique du 1er degré en maintenance des matériels de télécommunication. C'était, ce vendredi 21 juillet 2017, à l'Ecole militaire technique de Ouagadougou. Cette cérémonie qui clôture officiellement cette 10ème promotion a été présidée par le Colonel-Major Moïse Minoungou. L'objectif du stage était de former des adjoints aux chefs d'atelier transmission d'une formation, un régiment ou un bataillon. " Au cours des six mois (Ndr le formation a débuté le 30 janvier), ils ont acquis toutes les connaissances théorique et pratique pour pouvoir assurer désormais le maintien en condition, les réparations de tous les matériels de transmission qui sont en service dans les armées du continent africain », a expliqué le directeur des études de l'Ecole militaire technique de Ouagadougou (EMTO), le Lieutenant-colonel Fabrice Hecht. La cérémonie de ce jour, 21 juillet 2017, marque la sortie officielle de cette 10e promotion du stage de certificat technique du 1er degré en maintenance des matériels de télécommunication, composée de 19 stagiaires provenant de 12 pays différents. Elle comptait en son sein une femme, Mengue Dyna Flore de la marine nationale gabonaise. Le directeur des études de l'EMTO, le Lieutenant-colonel Fabrice Hecht : " Dans le contexte régional actuel, il appartient à chacun d'eux d'entretenir ce réseau incontournable des techniciens formés dans une ENVR soutenue par la France »Le Sergent-chef Mahamane Sani Abouba du Niger est classé major du " contingent ». Il a obtenu la moyenne de 17,10/20 assortie de la mention " très-bien ». La moyenne générale de la promotion s'élève à 14,71/20. A en croire le directeur des études, ce succès n'aurait pas été possible sans le dévouement et la compétence des 13 instructeurs permanents, non permanents et vacataires, coordonnés autour du chef de cours, et du directeur de stage, le Sergent-chef Bapouguini Ouaba. En effet, explique-t-il, " quelques-uns ont eu des difficultés à leur arrivée. On a réussi avec le soutien de tous les instructeurs à les remotiver, leur donner ce petit plus nécessaire pour atteindre les objectifs fixés et le niveau requis pour se voir remettre aujourd'hui le diplôme ». Séance tenante, il a adressé ses félicitations " aux futurs » adjoints aux chefs d'atelier qui vont dès demain rejoindre leurs pays d'origine avec un niveau d'expertise qui leur permettra, selon lui, de servir d'emblée leur unité avec une très bonne maîtrise technique. Néanmoins, le Lieutenant-colonel Hecht a tenu à leur prodiguer des conseils : " Comme je le dis très souvent, ce que vous avez accompli à l'EMTO était la partie du chemin la plus facile. Demain, vous serez en situation, au quartier ou en opération. Vous ne serez plus des stagiaires dont les compétences sont évaluées par un instructeur mais des sous-officiers techniciens face à votre devoir. Alors, capitalisez les acquis en approfondissant leurs connaissances et en acquérant davantage d'expérience ». " Le diplôme à l'EMTO ne s'obtient pas mais se mérite (…) », dixit Nestor MayedagoExprimant leur sentiment à l'occasion de ce moment solennel, les impétrants, via leur président, Jean Nestor Mayedago, ont dit leurs gratitudes à leurs encadreurs, à la Coopération française ainsi qu'à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de leur stage. Pour ces techniciens aguerris, les 25 semaines d'apprentissage ont été à la fois dures, intenses mais aussi d'heureux moments d'échanges entre instructeurs et stagiaires. Ainsi, " entrés comme des aveugles et sourds muets ; nous voilà sortir aujourd'hui avec un flair, un regard et une audition des techniciens ». Toutefois, ils ont rencontré quelques difficultés lors du stage. Il s'agit, en effet, de la vétusté des tenues d'ateliers et le manque des paires de chaussures, la connexion pour les recherches, le manque de mise à jour des documents. A compter de ce jour, 145 stagiaires " radio » auront été diplômés à l'EMTO depuis 2000 (sur les 155 formés). Aïssata Laure G. Sidibé Lefaso.net Propos du Sergent-chef Dyna Flore Mengue de la marine nationale gabonaise Au début ça n'a pas été facile mais je me suis adaptée. Quand on est militaire, on est prêt à tout affronter. Je me suis comportée au même niveau que les hommes. Et cela n'a pas été compliqué car je suis technicienne de formation. Je n'ai fait que suivre ma spécialité depuis l'école.
Sat, Jul 22, 2017
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