Sources de documentation et liens utiles

5. LES OPPORTUNITES DE PPP AU BURKINA FASO

Parmi les projets potentiels pour des Partenariats Public-Privé figurent les suivants :

-la réalisation des grands aménagements hydro- agricoles et hydro-électriques en projet Samendéni, Ouessa ;

-l’exploitation dans le cadre des pôles de croissance, des grands aménagements hydro agricoles existants ou en cours de réalisation :

La vallée du Sourou couvre une superficie de 995 km2 avec un potentiel de 30.000 hectares aménageables en périmètres irrigués dont seulement 12,72 % sont réellement aménagés

-Le barrage hydro agricole et hydro-électrique de Bagré : Le potentiel hydro-agricole identifié et disponible en aval du barrage et sur le pourtour du lac est estimé à 30 000 ha, dont 7 100 ha irrigables par gravité à l’aval et 22 900 ha irrigables par pompage dans la retenue. Le Burkina Faso a également réalisé sur ce site une centrale hydro électrique d’une puissance de 16 MW, un centre éco-touristique, une exploitation piscicole… ;

Le barrage hydro agricole et hydro-électrique de Samandéni qui est en cours de réalisation aura une capacité 1.050.000.000 m3 de volume de retenue, une centrale hydro électrique de 17 GWh ; et permettra d’aménager 23 600 ha de terres dont 20.610 ha de terres à irriguer. Une zone d’activités diverses à vocation agro-industrielle sera aménagée en aval de la digue du barrage de Samandéni.

-La construction d’un nouvel aéroport international à Ouagadougou-Donsin par le secteur privé sous la forme Build, Operate and Transfer (BOT) ;

-le maillage du territoire national (« back bone ») par la fibre optique…

-La construction d’un nouveau Centre Hospitalier Universitaire à Bobo Dioulasso ;

-La construction d’une autoroute reliant Ouagadougou à Bobo Dioulasso etc.

Les partenariats public-privé apparaissent comme une alternative crédible de financement d’infrastructures et de services dans les domaines économiques, qui sont aptes à booster la croissance durable et partant le développement économique et social du Burkina Faso. Ils favorisent en effet la réalisation rapide, d’infrastructures d’attractivité pour les investisseurs dans les pays, dans les meilleures conditions techniques et technologiques, des conditions de financements souples et adaptées et en réduisant l’impact de la réalisation desdits services et infrastructures sur les ressources publiques.

Le Burkina Faso doit de ce fait procéder à une mise en œuvre rapide de ce type de partenariat avec le privé, pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés dans cadre de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD) et dans l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Rappel : DIX BONNES RAISONS D’INVESTIR AU BURKINA FASO

1. Une stabilité politique et institutionnelle fondée sur une quête permanente d’un consensus social et politique ;

2. Un contexte macro-économique stable ;

3. Un choix résolu pour une économie libérale;

4. Un cadre législatif et réglementaire propice, novateur et particulièrement incitatif, avec une politique ferme de protection, de garantie et de promotion des investissements ;

5. Des potentialités économiques énormes et encore inexploitées dans les domaines de l’agriculture, de l’agro-industrie, des mines, de l’industrie, du tourisme et des services. Une loi sur le partenariat public privé en cours d’adoption par le parlement.

6. Un environnement juridique et judiciaire porteur, un droit des affaires harmonisé et en constante amélioration dans le cadre de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ;

7. Une population jeune, dynamique, entreprenante ;

8. Une zone de stabilité monétaire, avec une monnaie commune au sein de l’UEMOA, librement convertible avec une parité fixe par rapport à l’euro ;

9. Une position géographique centrale au cœur de l’Afrique de l’Ouest, de la Communauté Economique Des Etats Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA). Une frontière commune avec six Etats de la CEDEAO et cinq Etats de l’UEMOA, donnant accès à un marché potentiel de 73 millions d’habitants dans l’espace de l’UEMOA et de plus de 280 millions dans l’espace CEDEAO ;

10. Un réseau routier international de bon niveau, assorti d’un système de transit international performant, faisant du Burkina un carrefour des échanges des pays de l’UEMOA et de la CEDEAO.