Opportunites d’investissements prives

1.      L’AGRICULTURE

1.1. Le secteur

lagriculture

L’agriculture occupe une place prépondérante dans l’économie du Burkina Faso. Elle a contribué en 2008 à hauteur de 16,9 % (INSD : Institut national de la statistiques et de la démographie) au produit intérieur brut (PIB) et emploie plus de 80% de la population. En 2012,  c’est une contribution de 30 à 45% du PIB avec un taux d’occupation de 86% de la population. Le Burkina Faso dispose d’un important potentiel en eaux de surface et eaux souterraines, constitué, entre autres, par les cours d’eaux permanents (Mouhoun et son affluent le Kou, la Comoé et son affluent la Léraba, la Pendjari); des cours d’eau non permanents (Nazinon, Nakambé, Béli, Sourou…); des lacs (Dèm, Bam, Tengréla); des barrages hydro agricoles (Kompienga, Bagré, Ziga et bientôt Samandéni) et autres retenues d’eau. La superficie des terres à potentialités agricoles est évaluée à 9 millions ha dont seulement 1/3 (soit 3,5 millions ha) est exploité annuellement. Le potentiel des terres irrigables est estimé à environ 233.500 ha dont 26.758 ha aménagés, (soit 11,5%) mis en valeur.

Le potentiel en eau de surface est estimé à 10 milliards de m3 et celle souterraine à 113 milliards de m3. L’existence d’une importante variabilité génétique au sein des espèces locales cultivées et les potentialités non-négligeables d’irrigation offrent une très grande possibilité d’intensification de la production agricole.

Les politiques sectorielles de développement ont identifié douze (12) filières porteuses, dont quatre sont liées à la production agricole : le coton, les céréales, les fruits et légumes et les oléagineux.

Le développement de l’agriculture occupe donc une place de choix dans la stratégie de développement du Burkina Faso. Conscient que la performance agricole est largement tributaire du degré d’implication de l’entreprenariat privé, le pays s’est engagé dans la multiplication d’initiatives visant l’intensification et la diversification des productions agricoles dans le but de constituer le maillon manquant de la chaîne de valeur ajoutée.

1.2. Le potentiel

1.2.1. Le coton

 lecoton

La filière coton du Burkina Faso est une expérience bien réussie, avec la création et l’organisation de l’ensemble des segments de la chaîne de valeur ajoutée, allant de l’approvisionnement des producteurs en semences et en intrants, à leur encadrement technique sur le terrain, au transport du coton graine, à la transformation et à la commercialisation.

– Production 2008/2009 : 720 675 tonnes ;

– 1er producteur de coton en Afrique subsaharienne ;

– Un fort potentiel de croissance et d’extension ;

– Introduction et développement de la culture du coton des Organismes Génétiquement Modifiés (coton OGM).

Cependant, moins de 5% de la production en fibre de coton est transformée dans le pays.

lecoton1

1.2.2. Les céréales

lescéréales

Les principales spéculations commerciales identifiées au niveau des céréales sont : le maïs, le riz, le niébé, le blé, et pour les tubercules : l’igname, la patate, le manioc et la pomme de terre.

Pour ces spéculations, on note :

– un fort potentiel de croissance et d’extension ;

– l‘introduction et le développement des semences améliorées ;

– les productions sont en deçà de la demande nationale : 195 102 tonnes pour le riz lors de la campagne agricole 2008-2009;

– une forte demande nationale de riz : 300 000 tonnes au Burkina Faso en 2009 et s’accroît à un rythme de 5,6 % par an.

– une très forte demande sous-régionale, particulièrement pour le riz et les haricots blancs.

Dans sa politique d’intensification et d’accroissement de la production agricole, le Burkina Faso s’est particulièrement orienté vers l’utilisation généralisée des semences améliorées dans le sous-secteur céréalier, par la mise en place d’un programme de production et de vulgarisation de semences améliorées. Selon les résultats acquis sur le terrain, l’utilisation des semences améliorées permet d’augmenter de 40% les rendements actuels. Le taux d’utilisation de la semence améliorée est actuellement de 4% au Burkina Faso, avec un objectif fixé à 50% d’ici 2015.

1.2.3. Les fruits et légumes

L’option du Gouvernement pour une stratégie de croissance et de diversification implique le développement de la filière fruits et légumes, en ce qu’elle constitue une source réelle de croissance pour le Burkina Faso. Sa contribution actuelle moyenne est de 4,5 % au produit intérieur brut du pays en 2009. Elle occupe une superficie cultivée de 30 000 hectares pour une possibilité d’extension sur 225 000 hectares (en augmentation de 7 % par an) Les productions de la filière représentent 16,5 % de l’ensemble de la production agricole.

Les quantités produites se présentent comme suit pour l’année 2009 :

les haricots verts : 17 739 tonnes en 2009. Il existe un fort potentiel d’accroissement de la production d’haricots verts et il y a un fort regain d’intérêt pour cette spéculation. La demande extérieure pour les haricots verts est forte. Pendant deux décennies (1970 à 1990) le pays était l’un des premiers exportateurs africains d’haricots verts, avec une qualité des produits mondialement reconnue.

la tomate : 159 632 tonnes en 2009

les oignons : 242 258 tonnes oignons bulbes et 21 307 oignons feuilles en 2009

la mangue : 160 000 tonnes en 2009

Cette filière fait l’objet d’une attention particulière de l’Etat à cause des faiblesses structurelles de l’agriculture (faible productivité, mécanisation
embryonnaire, coût élevé des intrants, analphabétisme, …) et de la volatilité des prix du coton…

En outre, ces cultures, bien maîtrisées par les producteurs burkinabè, présentent un important potentiel de développement et disposent déjà d’un circuit d’exportation dans la sous-région (Ghana, Togo, Benin, Côte d’Ivoire, Guinée Equatoriale), vers l’Europe et d’autres continents.

La production légumière est exporté vers le marché de la sous-région, notamment au niveau des pays côtiers très demandeurs, et la filière offre des opportunités certaines en matière d’exportation, en particulier sur les marchés de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Ghana.

La filière fruits et légumes renferme une importante marge d’accroissement compte tenu des potentialités encore énormes de terres irrigables disponibles (avec près de 225 000 hectares) sur les principaux sites que sont Bagré, Sourou, Douna, Bam bientôt Samendeni etc.

1.2.4. Les oléagineux :

La graine de coton : La quantité des graines de coton provenant des unités d’égrenage de coton évolue en liaison avec la production cotonnière. Avec la hausse des prix du coton ces dernières années, la quantité de graine produite connaîtra un accroissement important. La graine de coton est transformée dans le pays en huile, savons et tourteaux ou aliments de bétail.

Les amandes de karité : Le peuplement de karité est estimé à 190 millions d’arbres (70 % du territoire) et contribue pour près de 2 % au produit intérieur brut. On estime la production annuelle à 150 000 tonnes d’amandes de karité destinées à l’exportation, faisant du Burkina Faso le deuxième producteur mondial d’amandes de karité et le troisième pays exportateur de beurre de karité dans le monde. Le Karité se positionne comme le quatrième produit d’exportation du pays. Les amendes du Burkina Faso sont réputées pour leur très haute teneur en matières grasses et intéressent de plus en plus les pays Européens. Les producteurs, qui ont acquis une bonne maîtrise des techniques de ramassage, de traitement des noix et un savoir-faire dans la production du beurre, constituent les principaux atouts de la filière.

karite

Le sésame : 51 924 tonnes en 2009 (l’accroissement de la production est de 15% par an). Sa teneur en huile est de l’ordre de 53 à 58% au Burkina Faso. Le sésame se positionne parmi les plus importantes cultures d’exportation et rapporte environ 8 milliards de FCFA par an pour 50 000 producteurs occupés. Les exportations de graines de sésame, même concassées, se sont élevées à 11 028 500 000 FCFA en 2008.

L’arachide : 346 292 tonnes en 2009 (l’accroissement de la production est de 7% par an). La forte croissance récente de la production d’arachide et l’introduction de nouvelles variétés créent une base de production très intéressante pour l’agro-industrie et l’exportation.

La noix de cajou : 25 000 tonnes en 2009. Le marché de ce produit se développe dans le monde et le pays ambitionne de porter ses efforts d’abord sur une pleine exploitation des vergers actuels d’anacardiers et sur le renforcement du peuplement de l’anacardier qui s’adapte très bien aux sols dans une grande partie du pays. Les exportations de noix de cajou, en coques, ont atteint 1 291 000 000 de FCFA en 2009. La noix de cajou est très faiblement transformée au Burkina Faso.

La Gomme arabique : connue sous le nom d’acacia Senegal est un arbuste de peuplement naturel représentant au Burkina un fort potentiel qui reste encore très peu exploité. Selon les estimations, les peuplements naturels d’acacia Senegal au Burkina s’étendent sur environ 287 000 ha, pour environ 15 millions de pieds. Utilisée principalement dans l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique, la diététique, les firmes internationales du textile, l’imprimerie, sa demande au Burkina est estimée à 80.000 tonnes et n’est couverte qu’à hauteur de 60% actuellement.

gommearabique

 1.3. Les opportunités

Les opportunités d’investissement sont nombreuses et diversifiées. Elles portent notamment sur la possibilité de réalisation dans le cadre des Partenariats Public-Privé :

  • de grands aménagements hydro agricoles et hydro électriques en projet à Samendéni et à Ouessa ;
  • l’exploitation des grands aménagements hydro agricoles existants ou en cours de réalisation :

– La vallée du Sourou couvre une superficie de 995 km2 avec un potentiel de 30.000 hectares aménageables en périmètres irrigués dont seulement 12,72 % sont réellement aménagés

– Le barrage hydro agricole et hydro-électrique de Bagré : Le potentiel hydro-agricole identifié et disponible en aval du barrage et sur le pourtour du lac est estimé à 30 000 ha, dont 7 100 ha irrigables par gravité à l’aval et 22 900 ha irrigables par pompage dans la retenue. Le Burkina Faso a également réalisé sur ce site une centrale hydro électrique d’une puissance de 16 MW, un centre éco-touristique, une exploitation piscicole… ;

– Le barrage hydro agricole et hydro-électrique de Samandéni qui est en cours de réalisation grâce à l’appui de partenaires au développement du Burkina Faso. Ce barrage aura une capacité 1.050.000.000 m3 de volume de retenue, une centrale hydro électrique de 17 GWh; 23 600 ha de terres à aménager dont 20.610 ha de terres à irriguer. Une zone d’activités diverses à vocation agro-industrielle sera aménagée en aval de la digue du barrage de Samandéni.

-le renforcement des infrastructures d’irrigation ;

-la valorisation économique des productions et le renforcement des services liés à la mobilisation des ressources en eau ;

-la production de semences, d’engrais, de bio-fertilisants et autres intrants agricoles ;

-les services et outils d’accompagnement de la mécanisation agricole ;

-le développement de services d’accompagnement pour favoriser l’intensification et assurer la compétitivité de l’agriculture (intensification de la production, réhabilitation et installation de la logistique de la chaine du froid et la transformation en différents produits semi-finis ou en produits finis) ;

-La production et le traitement de jeunes pousses ;

-La production et le traitement de fruits ;

-Les prestations de services liées à la certification de la qualité des produits ;

-Le renforcement de l’offre de formation de haut niveau en agriculture ;

-l’ensemble des produits et services liés à la conservation et à la présentation commerciale définitive des produits (emballages, conservateurs)…

2. L’ELEVAGE

2.1. Le secteur

cows

Le secteur de l’élevage constitue le troisième pilier de l’économie. Il contribue pour plus de 18,6% (y compris la sylviculture et la pêche) du PIB et représente 25 % des recettes d’exportation. Avec 27.5% de valeur ajoutée du secteur primaire burkinabè en 2012, il devient le deuxième secteur de l’économie du pays. Ce secteur porte un potentiel énorme, quant à la taille du cheptel, et de nombreux autres atouts dont l’absence et l’éradication de certaines maladies, la disponibilité de fourrage de qualité remarquable un peu partout dans le pays pendant la saison des pluies, l’existence de spécialistes dans le suivi vétérinaire, l’existence d’un important potentiel biologique et génétique varié. Le Burkina Faso dispose d’un important cheptel comprenant des bovins, des ovins, des caprins, de la volaille, des porcins…Le détail des effectifs du cheptel estimé pour l’année 2008 au niveau national est la suivante :

Total des effectifs   d’animaux vivants par espèce et par année 2003

 

 

2004 2005

 

2006

 

2007

 

2008

 

Bovins 7 311 544

 

 

7 457 754

 

 

7 606 887

 

 

7 759 005

 

7 914 160

 

8 072 420

 

Ovins 6 702 640

 

 

6 903 698

 

7 110 788

 

7 324 091

 

7 543 792

 

7 770 083

 

Caprins 10 035 687

 

10 336 735

 

10 646 811

 

10 966 197

 

11 295 160

 

11 633 992
Porcins  

1 886 851

 

 

1 924 568

 

 

1 963 039

 

 

2 002 276

 

 

2 042 300

 

 

2 083 127

 

Camelins 14 811

 

15 103

 

15 401

 

15 705

 

16 016

 

16 331

 

Equins 36 410

 

36 757

 

37 106

 

37 456

 

37 810

 

914 543
Asins 914 543

 

932 810

 

951 447

 

970 452

 

989 840

 

 

1 009 615

 

Volailles

 

30 501 334

 

31 416 369

 

32 358 775

 

 33 329 492

 

34 329 338

 

35 359 174

 

Sources: Direction Générale de la Prévision et des Statistiques de l’Elevage

 2.2. Le potentiel

Le potentiel semble largement sous-évalué. La maîtrise des productions animales (viande, lait, oeufs, cuirs et peaux, etc.) demeure une des difficultés majeures.

L’offre de viande du pays : Elle a été estimée en 2009 à 150 000 tonnes, dont 36 000 tonnes sous forme de tonnes équivalent carcasse (tec) au titre des exportations sur pied. Ces exportations sont destinées à satisfaire la forte demande de produits animaux dans les pays voisins notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria.

Le sous secteur lait : En 2008, 130 unités de transformation laitière installées à travers tout le pays ont collecté environ 1 498 457 litres. Cette production est en hausse sensible (42,35%) par rapport à celle notée en 2007. Le nombre d’unités de transformation ayant participé à la collecte a augmenté de 28,71% par rapport à 2007. Les régions du Centre et des Hauts-Bassins sont celles qui en hébergent le plus grand nombre d’unités laitières. La production laitière est en moyenne de 110 litres par lactation de 180 jours et par vache. Ces performances demeurent en deçà des potentiels et des possibilités d’amélioration permettent d’atteindre 1400 litres par lactation de 280 jours par vache. Malgré le potentiel, les importations de produits laitiers absorbent environ 9 milliards FCFA de devises par an, pour un pays d’élevage. L’objectif du Burkina Faso est d’accroître la part du lait local dans la satisfaction des besoins nationaux à hauteur de 65%.

2.3. Les opportunités

Le secteur de l’élevage présente d’énormes potentialités d’investissement dans le cadre de son intensification, notamment dans :

– l’installation d’unités de transformation de lait ;

– l’installation d’unités de transformation de la viande ;

– l’installation d’unités de production d’aliments concentrés pour le bétail ou la volaille;

– la construction d’abattoirs frigorifiques ;

– l’installation d’unités de production d’articles en cuir ;

– l’amélioration de la productivité de l’élevage ;

– L’installation de fermes modernes d’élevage pour renforcer l’offre de viande et de produits laitiers ;

– la production de semences améliorées dans le domaine des cultures fourragères ;

– le renforcement de la traçabilité des produits par la mise en place d’infrastructures modernes (laboratoires et équipements de contrôle de la qualité) ;

– la mise en place de structures de contrôle de qualité gérées par les professionnels privés ;

– L’amélioration de la disponibilité et l’accessibilité des intrants vétérinaires et zootechniques.

3. LES MINES

3.1. Le secteur

mining

Le secteur minier en plein essor au Burkina Faso occupe une part de plus en plus grande dans le PIB avec 4,1% en 2009 et 6,2% au cours de l’année 2010. Longtemps considéré comme un pays à vocation essentiellement agricole, le Burkina Faso se découvre de plus en plus des potentialités minières importantes. Les recherches diverses entreprises dans le domaine confirment la richesse du sous-sol burkinabè. Le nombre de titres miniers et autorisations est passé de 537 en 2008 à 599 en 2009 enregistrant une progression de 10,35 %. L’or existe un peu partout sur l’ensemble du territoire national, à côté de nombreuses autres ressources minières, notamment le zinc, le manganèse, le cuivre, le fer… La production totale escomptée des mines actuelles est évaluée à au moins 260 tonnes d’or métal. La quantité d’or exporté était de 12,5 tonnes en 2009 et de 23,5 tonnes en 2010. A partir de 2011, la quantité moyenne annuelle d’or exporté s’établira autour de 40 tonnes jusqu’en 2014.

3.2. Les opportunités

En dehors des mines en exploitation ou en construction, il existe des minerais dans de nombreux autres sites non encore exploités renfermant du manganèse, du zinc, du cuivre, du calcaire, du phosphate, de la bauxite etc. Ils sont exploitables par le privé du fait de la libéralisation du secteur. Le tableau ci-dessous récapitule le potentiel minier pour lequel des investisseurs sont recherchés :

Localités Substances Estimations

(en tonnes)

Teneur Type
BOUDA Au* 21 1,6 g/t Filonien
BOMBORE Au* 33 1,1 g/t Filonien
BOROUM Au* 14 1,5 g/t Filonien
GOULAGOU Au* 21 1,1 g/t Filonien
KERBOULE Au* > 6 1,4 g/t Diss. ou stockwerk
LARAFELLE-BALAGO Au* 35,6 1,35 g/t Diss. ou stockwerk
POURA Au* 21,3 Filonien
DIENEMERA Cu 24 0,8% Cu, 0,5 g/t Au Diss. ou stockwerk
GOREN Cu 40 Mt 0,35% Cu (Mo), Or Diss. ou stockwerk
TAMBAO Mn 19 Mt 45 à 55% Mn Couche
GOUBA Fe, Ti,V 16 Mt 35% Fe2O3 avec 35 000 T de V205 à 0,7% Couche
TIN EDIA Fe, Ti,V 45 Mt 35% Fe2O3 avec 160 000 T de V205 à à 7% Couche
BOUNGA Ni 20 Mt 1,2%Ni et 0,05% Co Autre type
DOUMTENGA Argile 0,78 à 1 Mt Matériaux
TIN DIOULAF Calcaire 12,5 Mt Matériaux
TIN HRASSAN Calcaire 45 à 66 Mt 45 à 55% CaCO3 Matériaux
SAMANDENI Calcaire 7,5 à 12Mt Matériaux
TINGO Dolomie 18 Mt Matériaux
ALOUB-DJOUANA Phosphate 100 Mt 20% P205 Matériaux
KODJARI Phosphate 15 à 30 Mt 20 à 30% P2O5 Matériaux
SONSOROBOUGOU Sable 32 Mt Matériaux
Sable 32 Mt Matériaux  

*Ressources en métal contenu

metal

4. L’INDUSTRIE

4.1. Le secteur

 industry

Le secteur industriel a contribué au PIB à hauteur de 21,3% en 2010 (INSD). Les principales branches industrielles sont : l’agroalimentaire, les boissons, le textile, les cuirs et peaux. Le secteur industriel est en croissance avec un potentiel considérable (la croissance de la production industrielle est de 6 % par an sur la période 2008 à 2010).

La politique industrielle du pays est orientée vers :

– le désengagement de l’Etat au profit des investisseurs privés ;

– la promotion des investissements industriels privés ;

– la création des pôles industriels de croissance et de compétitivité.

12 filières  (filière du coton, filière des céréales, filière des fruits et légumes, filière des oléagineux, filière du lait, filière de la viande, filière des cuirs et peaux, filière des fabrications et ouvrages en métaux, filière du caoutchouc et plastique, filière des carrières et matériaux de construction, filière des engrais et produits phytosanitaires, filière des produits pharmaceutiques)  ont été jugées aptes à promouvoir l’industrie et les critères de choix intègrent plusieurs paramètres notamment :

–  la disponibilité des matières premières ;

– l’impact sur l’économie nationale ;

– l’existence d’un marché local et extérieur ;

– le transfert de technologie ;

– la satisfaction des besoins essentiels des populations ;

– la substitution de l’importation pour les matières premières et les produits finis.

rawmat

4.2. Les opportunités

4.2.1. Existence de matières premières

Les potentialités industrielles sont définies autour d’un ensemble de produits issus des matières premières qui autorisent leurs transformations :

– l’installation d’unités de transformation de lait ;

– l’installation d’unités de transformation de la viande ;

– l’installation d’unités de production d’aliments concentrés pour le bétail ou la volaille;

– la construction d’abattoirs frigorifiques ;

– l’installation d’unités de production d’articles en cuir ;

– l’installation d’unités de transformation des produits agricoles : céréales, fruits et légumes, oléagineux etc ;

– l’installation d’industries textiles (unités de transformation de la fibre de coton).

Pour promouvoir ce secteur, certaines mesures sont envisagées :

– la création et la viabilisation de nouvelles zones industrielles dans les villes et sur les sites des pôles de croissance et de compétitivité ;

– la création de pépinières industrielles et des « clusters » ;

– l’adoption de mesures incitatives à l’investissement industriel ;

– l’adoption d’un document de politique de développement industriel.

4.2.2. Les Chaînes de valeur prioritaires

Huiles alimentaires, beurre de karité, savonnerie et cosmétique, biocarburant à base

d’huile végétales

– Céréales et légumineuses, produits alimentaires dérivés, boissons alcoolisées à base

de céréales, alimentation pour animaux

– Fruits et légumes, boissons non alcoolisées, et autres transformations (compotes,

confitures etc.).

– Bétail, viande, cuirs et peaux, lait et produits dérivés, et autres produits dérivés

Coton, filature, tissage, teinture, habillement/confection

– Produits pharmaceutiques et phytothérapeutiques

– Energie : solaire, thermique à base de biocarburant (biogaz, biodiesel, bioéthanol

– etc.),

– Chaînes de valeur de soutien

– Mines, métaux, carrières et produits dérivés

– Transformation métallique et fabrication

– Technologies de soutien : Montage d’appareil (solaire, de transformation,

électroniques etc.),

– Technologie de l’information et de la communication, autres technologies

– Produits spéciaux de soutien : gomme arabique, néré, etc

– Les BTP et les technologies associées

– Autres filières émergentes non citées dans ce rapport telles que l’interface avec le tourisme.

– l’installation d’unités de transformation des produits agricoles : céréales, fruits et légumes, oléagineux etc.

– l’installation d’industries textiles (unités de transformation de la fibre de coton).

 5. ENERGIE

5.1. Le secteur

 el

L’énergie électrique fournie par la SONABEL provient de 28 centrales thermiques et 4 centrales hydro-électriques (deux grandes à Kompienga et Bagré, deux moyennes à Niofola et Tourni) ;

– Puissance installée: 250 Méga Watts (MW);

– Production et Importation: 737 Giga Watt Heure (GWH);

– Taux de couverture du pays: 45% en 2010;

– Taux d’électrification: 14 % en 2010.

Quant à l’énergie solaire, l’ensoleillement du pays (5,5 kWh/m2 /jour en moyenne pendant 3 000 à 3 500 heures par an) offre d’énormes possibilités. On relève une insuffisance quantitative et qualitative (énergie solaire) de l’offre d’énergie électrique.

Le Gouvernement a adopté en mars 2004 un plan qui a consacré le désengagement partiel de l’Etat au profit des investisseurs privés :

– La libéralisation totale avec la possibilité pour le privé d’investir de la production et la distribution d’énergie électrique ;

– L’adoption d’une législation permettant la réalisation par le privé d’infrastructures de production d’énergie à travers des formules de type « Built Operate Transfert » (B.O.T) ;

– La possibilité d’exploitation directe par le privé dans le cadre de l’électrification rurale.

Le Programme global d’investissement du secteur énergie est d’environ 240 milliards de F CFA et couvre la période 2004 à 2020. L’objectif est de porter le taux d’électrification du pays de 13 % à 60 % à l’horizon 2015.

Au niveau du sous secteur de l’électricité, les mesures envisagées sont :

– la poursuite des interconnexions électriques avec les pays de la sous région et le développement du réseau électrique national interconnecté avec pour objectif l’accès aux sources d’énergies moins coûteuses;

– le développement de l’électrification rurale en affirmant son caractère spécifique en tant que secteur marchand et d’équipement rural dans une perspective de développement économique et social durable en synergie avec les autres services marchands et sociaux ;

– la mobilisation de fonds concessionnels et privés à même de permettre la généralisation du service électrique à l’ensemble des zones rurales.

Au niveau du sous secteur de l’électricité, les mesures envisagées sont :

– la poursuite des interconnexions électriques avec les pays de la sous région et le développement du réseau électrique national interconnecté avec pour objectif l’accès aux sources d’énergies moins coûteuses;

– le développement de l’électrification rurale en affirmant son caractère spécifique en tant que secteur marchand et d’équipement rural dans une perspective de développement économique et social durable en synergie avec les autres services marchands et sociaux ;

– la mobilisation de fonds concessionnels et privés à même de permettre la généralisation du service électrique à l’ensemble des zones rurales.

5.2. Les opportunités

Les privés peuvent intervenir dans la production d’énergie en réalisant, notamment à travers des formules de types BOT :

– la construction des centrales solaires de grande capacité de production ;

– La construction de centrales thermiques ;

– la réalisation d’ouvrages hydroélectriques ;

– la création d’unités d’assemblage de modules photovoltaïques;

– la réalisation du Barrage hydroélectrique de Noumbiel ;

– la pré-électrification des villages par systèmes solaires photovoltaïques ;

– la réalisation du barrage hydroélectrique de Samandéni pour une puissance de 60 mégawatts (MW) en vue d’une production de 200 giga watt heure (GWH) et d’un coût estimé à 200 milliards de F CFA.

6. LES TRANSPORTS

6.1. Le secteur

 road

Pays enclavé, le Burkina Faso a toujours accordé une place importante au développement des infrastructures de communication. Au niveau du transport, des efforts ont été développés pour adapter une partie du réseau routier à l’accroissement du trafic. Toutes les routes reliant le Burkina Faso aux pays côtiers (Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Mali, Niger) ont été bitumées. Le chemin de fer relie Abidjan à Kaya en passant par Bobo Dioulasso et Ouagadougou sur une distance de 1 262 kilomètres.

La desserte, à partir de l’aéroport international de Ouagadougou, des principales villes des pays européens et voisins, est assurée par les compagnies aériennes, et les liaisons internationales, notamment Air Burkina, Air Algérie, Air France, Ethiopian Airlines, Brussels Airlines, Royal Air Maroc, Afriquiya Airways, Tunisair… L’accent est mis sur le maintien, à la pointe de la technologie en matière aéronautique, des deux aéroports internationaux de Ouagadougou et Bobo Dioulasso.

maersk

6.2. Les opportunités

Les grands projets d’infrastructures identifiés sont les suivants :

6.2.1. Les projets routiers

–       Projets de construction et/ou achèvement de grands axes routiers

–       Entretien périodique de 1350, 73 km de routes revêtues

–       Entretien de 1779,3 km de routes en terre

–       1257 km à bitumer et 230 km de pistes rurales sur financement du Millénium Challenge Account (MCA)

6.2.2. Les projets ferroviaires

– la liaison ferroviaire (Ouaga/ Niger, ouaga/Ghana) ;

– la participation au projet ferroviaire stratégique AFRICARAIL initié par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui reliera les villes de Ouagadougou, Niamey, Cotonou et Lomé (selon le linéaire : Kaya-Niamey-Parakou-Cotonou-Lomé-Blitta-Ouagadougou) sur 3 065 kilomètres dont 1 187 kilomètres au Burkina Faso.

rail

6.2.3. Les projets pour le transport aérien

– la construction d’un nouvel aéroport international à Ouagadougou-Donsin par le secteur privé sous la forme Build, Operate and Transfer (BOT) ;

– le réaménagement de l’aéroport actuel de Ouagadougou avec la participation des investisseurs privés étrangers qui seront les actionnaires majoritaires (avec 65 % d’actions dans la société d’économie mixte) et serviront de partenaires techniques dans la gestion et dans la conduite de l’assistance en escale dudit aéroport.

Les différents bailleurs de fonds et les investisseurs sont invités à saisir les opportunités du secteur pour aider au financement de ces nouvelles infrastructures. Les opportunités d’affaires peuvent ainsi prendre la forme de contrats de gestion, de crédit-bail, de privatisations ou de concessions.

airburkina

7. L’IMMOBILIER

7.1. Le secteur

realestate

– Le Taux moyen de croissance du secteur du bâtiment et des travaux publics : 7,5 % par an;

– Le Taux d’urbanisation: 20 % en 2009 (le taux sera de 35 % en 2026 lorsque la population atteindra 21 millions d’habitants).

7.2. Les opportunités

Au titre des plans de rénovations urbains les projets envisagés sont :

– Le projet d’extension de la Zone d’Activités Commerciales et Administratives (ZACA) doté d’un programme de réalisation d’infrastructures économiques et immobilières sur une superficie de 86 hectares dans la zone commerciale de Ouagadougou et ouvert aux investisseurs privés.

– Le projet Ouaga 2000 qui met à la disposition des demandeurs des parcelles viabilisées ;

– Le projet immobilier Bobo 2010 ;

– Le programme de construction de logement dans le cadre du programme de logements sociaux et de réalisation d’infrastructures économiques sur la période 2008 à 2014 à travers des signatures de conventions de partenariat public/privé entre les promoteurs privés et l’Etat burkinabè ;

– La construction immobilière dans le cadre des programmes immobiliers spécifiques liés à l’aménagement des terrains urbains et à la construction des cités ;

– la réalisation dans les villes des pôles de croissance économique en développant des zones d’activités commerciales, des zones d’activités diverses et des zones industrielles.

8. LE TOURISME

8.1. Le secteur

tourism

Le secteur du tourisme apporte une contribution de 4,2 % au produit intérieur brut (PIB) national. Le tourisme est en plein essor avec une croissance moyenne de 5,8 % par an. Les ressources touristiques du Burkina Faso se regroupent en quatre grandes zones touristiques :

– La zone du centre est le siège du tourisme des affaires et du congrès. Avec Ouagadougou comme point focal, c’est la zone des grands rendez-vous internationaux ;

– La zone de l’ouest est le territoire du tourisme de villégiature avec ses sites naturels pittoresques ;

– La zone du sahel séduit les touristes avides de l’insolite avec ses dunes de sable et ses caravanes de nomades. C’est aussi une zone où existe une faune aviaire importante et diversifiée ;

– La zone de l’Est est le territoire du tourisme cynégétique. C’est la zone des grandes réserves et parcs naturels du pays. La faune burkinabè est abondante et diversifiée. L’Est du pays est la zone des grands parcs dont les plus prestigieux sont ceux d’Arly, de Pama et du parc W. Ces réserves fauniques occupent environ 481 000 hectares de forêt. On y rencontre des éléphants, des lions, divers cervidés et autres petits herbivores sauvages. La zone de l’Est dispose de plus de 3 000 hectares de plan d’eau pour la pêche.

– La région de l’ouest offre de nombreuses possibilités de randonnées notamment aux alentours de cascades naturelles. Plus au sud, la « réserve de Nazinga » détient la plus grande concentration d’éléphants d’Afrique de l’Ouest. Notre pays abrite 5 000 éléphants sur les 7 000 que compte l’Afrique de l’Ouest. Ce qui représente 80% de l’effectif de cet animal prisé par le tourisme de vision.

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Le Burkina Faso jouit d’une légendaire réputation d’hospitalité. Sa position géographique favorise des circuits touristiques variés. De nombreuses rencontres internationales scientifiques, d’affaires culturelles, telles que le Festival Panafricain de Cinéma de Ouagadougou (FESPACO), le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), la Semaine Nationale de la Culture (SNC), le salon internationale du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) etc. se tiennent régulièrement.

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8.2. Les opportunités

– le réaménagement des sites touristiques clés et la construction de nouveaux sites afin de promouvoir l’hôtellerie, les campements, les « tours operators », les activités des agences de tourisme et des concessionnaires de chasse etc.

– le développement de pôles touristiques à dominante cynégétique.

9. LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC)

9.1. Le secteur

ict

L’Etat a procédé à la libéralisation complète du secteur (téléphonie fixe, téléphonie mobile, internet), son ouverture à la concurrence et la mise en place d’un organe de régulation à savoir l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques (ARCE).

9.2. Les opportunités

La possibilité est offerte aux investisseurs privés d’intervenir dans la réalisation et l’exploitation dans les domaines suivants:

– le maillage du territoire national (« back bone ») par la fibre optique ;

– le développement du « Wireless Fidelity » (WIFI), du « Worldwide Interoperability for Microwave Access » (WIMAX) et du « Code Division Multiple Access » (CDMA) ;

– le développement de la monétique ;

– L’appel d’offre pour l’octroi d’une quatrième licence de téléphonie mobile. network