Options Touristiques

Le tourisme au Burkina peut se décliner en sept options à savoir : l’écotourisme, le tourisme de santé, le tourisme d’aventure, le tourisme religieux, le tourisme naturel, le tourisme cynégétique et le tourisme solidaire.

  1. L’Ecotourisme : l’organisation du tourisme de vision dans l’ensemble des aires fauniques est autorisée, particulièrement dans les parcs nationaux, les forêts classées et les réserves de faune. La période du tourisme en ces lieux est centrée sur la saison de chasse, à savoir du 1er décembre au 31 juin.Trois formes de tourisme de vision existent dans les aires fauniques. Il s’agit :
    • du tourisme de vision nécessitant un permis de visite touristique
    • du  Safari photographique nécessitant un permis photographique
    • du Safari cinématographique nécessitant un permis cinématographique.
  2. Le tourisme de santé : cette forme de tourisme peut être pratiquée
    • Au cours du Salon International des Remèdes Naturels Africaines de Ouagadougou (SIRENA) qui se tient tous les 2 ans, au cours du mois de mars en année paire. Plus de détails : burkina [at] prometra [dot] org
    • Pendant le Forum National de la Recherche Scientifique et des Innovations Technologiques (FRSIT) qui se déroule tous les 2 ans à Ouagadougou. Plus d’informations : dg [dot] cenerst [at] fasonet [dot] bf
    • En se rendant à Pobé Mengao pour la statuette de fécondité de Mamio qui vient en aide aux femmes qui ont des problèmes de maternité.
  3. Le Tourisme d’aventure : le tourisme rural intégré demeure le cadre favorable au tourisme de rencontre et d’aventure. Il est lié au tourisme de nature. A côté des sites naturels, il y a les hommes. Ce tourisme peut être pratiqué dans la zone de l’Ouest pour des visites hors des sentiers battus et dans le Sahel, zone propice pour aller à la rencontre des peuples nomades.
  4. Le Tourisme religieux : des pèlerinages sont organisés vers des lieux saints, notamment :
    • La Colline de Yagma : les catholiques y vont les week-end pour des séances de recueillement et de prières. Un pèlerinage national y est organisé chaque année peu avant Pâques.
    • Ramatoulaye : situe à quelques kilomètres de Ouahigouya, ce site est réputé pour sa mosquée et l’aura du Cheick qui occasionnent des pèlerinages musulmans surtout lors des grandes fêtes comme la Tabaski et le Ramadan.
    • le village de bani : sur la route Ouaga-Gorom-Gorom, ce village suscite un arrêt pour visiter les différentes mosquées qui l’encerclent. Leur architecture et la ferveur musulmane des fidèles forcent le détour.
  5. Le Tourisme culturel : le Burkina Faso, de par sa grande pluralité ethnique, offre une diversité culturelle. En plus des grandes manifestations culturelles que sont les semaines et les journées culturelles, les festivals et les foires, d’autres atouts témoignent de cette richesse culturelle. Il s’agit :
    • des mausolées
      • de Naaba ZOUNGRANA  : Fils de OUEDRAOGO, ancêtre des mossi, Zoungrana succède à OUEDRAOGO sur le trône de Tenkodogo. Il est le père de Oubri qui va fonder plus tard le royaume de Ouagadougou. Le mausolée a été construit à Tenkodogo.
      • de Guimbi OUATTARA  : Princesse dioula, elle a œuvré pour amortir les effets désastreux de la colonisation sur la ville de Bobo-Dioulasso. Le Mausolée se situe dans le quartier dioula à Bobo-Dioulasso.
      • de Tiefo AMORO  : Roi des Tiéfo, il conduisit son peuple à la résistance face à l’invasion des troupes de Samory qui voulait conquérir les territoires se trouvant sur son chemin, lors de ses guerres coloniales. Il fut exterminé ainsi que son peuple. Le Mausolée a été construit à Noumoundara.
      • de Naaba OUBRI  : Fils de Naaba Zoungrana, il renonça à règner sur le royaume de Tenkodogo et alla fonder le royaume d’Oubritenga. Ce territoire fut conquis au détriment des Nyonyonse et des Gourounsi. Il créa Ouagadougou qui devient la capitale du royaume. Le Mausolée est construit à Oubriyaoghin, à la porte de Ziniaré.
      • de Naaba YADEGA  : Evincé par son frère sur le trône du royaume d’Oubritenga, Yadéga va fonder à partir de Gourcy, le royaume du Yatenga, ‘’Terre de Yadéga”. Le Mausolée se situe à Gourcy, entre Yako et Ouahigouya.
    • Les musées
      • Le Musée de masques de Ouna  : situé à Ouna, aux alentours de Solenzo, on y decouvre des spécimens de masques.
      • Le musée provincial de Bobo -Dioulasso : Des témoins de l’histoire des peuples Bobo et Dioula y sont exposés.
      • Le Musée National de Ouagadougou : il regroupe des masques traditionnels des principales ethnies et d’importantes collections d’objets artisanaux, comprenant des instruments de musique (tam-tams, balafons) des paniers, de la poterie et des outils agricoles. Il y est reproduit également sur un vaste espace, des constructions traditionnelles typiques à chaque ethnie. Ce projet est toujours en cours de finalisation.
      • Le Musée de la musique de Ouagadougou : unique dans la sous-région, d’une architecture en terre stabilisée associant technique moderne et matériaux d’autrefois, ce musée offre à voir des instruments de musique traditionnelle. Il est situé en face du Lycée Philippe Zinda Kaboré.
      • Le Musée de Manega  : Propriété privée de Me PACERE Titenga ; on accède au musée par un espace jalonné de représentations symboliques (grands masques, colonnes avec les signes de la souris, statues diverses). Le musée retrace l’histoire des mossi au travers de statuettes en bronze, des collections de masques, des instruments de musique et des pierres tombales. Il y est fait des reconstitutions de la vie sociale (enterrements, demandes en mariage, consultation de devins, etc.) L’entrée est payante. Manega est un village pas loin de Ouagadougou.
      • Le Musée archéologique de Pobé Mengao  : Il présente une collection d’objets mis à jour qui retracent l’histoire des peuples ayant vécu dans cette zone. Il complète les gravures rupestres de Pobé Mengao qui est un village situé non loin de Ouahigouya.
    • Les gravures rupestres
      • Les gravures rupestres de Toussiana (ville située à une quarantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso, sur la route menant à Banfora).
      • Le Rocher portant les traces des pieds de Diaba Lompo dans la zone de Pama. Diaba Lompo est l’ancêtre des gourmantché, le fondateur de ce royaume cousin de celui des mossi de Tenkodogo.
      • L’Escarpement avec écriture arabe de Djibasso, aux alentours de Ouahigouya
      • Les Gravures rupestres d’Arbinda
      • Le Baobab portant les empreintes des sabots du cheval de Yendabri, roi des gourmantché
    • Les sites archéologiques
      • Le Site archéologique de Kari, dans la région de Dédougou
      • Les Nécropoles de Gandéfabou, aux environs de Gorom-gorom
      • Les Ruines de Loropéni
      • Les Ruines du village Priwé aux environs de Solenzo
      • La Tranchée de guerre de Diébougou
    • Les Palais et tombes royaux
      • Le Nayiri de Kokologho : c’est la résidence du chef de Kokologho, localité située à 45 km de Ouagadougou sur l’axe Ouaga-Bobo. De style soudanien, le bâtiment a été construit en 1942 par Naba Kaongo, père de l’actuel chef.
      • La Tombe de Naaba Trikoum à Zorgho, ville située à 60 km de Ouagadougou sur l’axe Ouagadougou – Fada.
      • Les cases sacrées de Tiibin, de Dourou, Guiloughin à Zorgho
      • Les Tombes des rois du Gulmu, aux environs de Fada N’Gourma
      • Le Vieux quartier de Dioulasso Ba abritant la ‘’case de l’ancêtre”‘. Noyau autour duquel Bobo-Dioulasso s’est développé, il a gardé les empreintes de l’histoire des Bobo à travers les rites et l’architecture des maisons toujours habitées.
      • Le Samandé du Mogho Naaba : c’est la partie de la cour royale, ouverte au public. Là, a lieu tous les vendredi la cérémonie du ‘’Faux départ” où l’empereur des Mossi apparaît avec toute sa cour. Le Palais se trouve à Ouagadougou
      • Les palais présidentiels, l’ancien désaffecté est remplacé par le tout nouveau situé à Ouaga 2000
      • Le Palais royal de Kourouma, vers Orodara
      • Le Palais des chefs traditionnels de Samoroghouan aux environs de Orodara
      • La tombe de la sœur de Tiéba, célèbre chef du royaume du Kénédougou de Sikasso qui tint tête à Samory et tenta de soumettre le royaume Gouïriko de Bobo-Dioulasso. La tombe est à Orodara.
      • Le Palais du chef de Tiakane, ayant servi de refuge à Binger, l’un des tout premiers explorateurs à s’engager à l’intérieur de l’Afrique de l’Ouest. Tiakane se situe non loin de Pô.
      • Les Reliques de la lignée de Namendé à Bonan, aux environs de Boulsa.
      • La Tombe du soldat inconnu à Batié
      • Le Sanctuaire des rois gan à Obiré. Ce sont des tombes imposantes, à l’intérieur desquelles on peut voir une effigie de chaque roi enterré avec un symbole ou une position le caractérisant. Le roi des Gans peut faire l’historique du passé de son peuple. Obiré se trouve à quelques kilomètres de Gaoua.
      • La Tombe de Bamoye à Dori
      • Le Palais royal du Yatenga, résidence de l’actuel Empereur du royaume du Yatenga, le palais peut se visiter ; l’empereur accorde des audiences entouré de sa cour. Le palais est à Ouahigouya
      • La Maison rouge du colon à Ouahigouya
      • La Tombe de la mère de Naaba Bilgo à Manga
      • Les Bracelets et autres objets de Naaba Bilgo à Manga
    • Etc.
  6. Le Tourisme cynégétique : la chasse sportive peut être pratiquée dans les différentes concessions de zone de chasse à des conditions précises. La saison de chasse comporte 2 périodes :
    • la période de chasse aux animaux partiellement protégés, excepté la roussette. C’est la chasse générale. Cette période est comprise entre le 1er décembre et le 31 mai.
    • La période de chasse à la roussette, dite chasse spéciale. Elle est ouverte du 1er  juillet au 31 août.

    Tout chasseur doit tenir un permis de chasse et s’acquitter d’une certaine somme

  7. Le tourisme solidaire : appelé également tourisme communautaire, il est à ces débuts. L’Association Tourisme Développement Solidaire, à travers ses villages d’accueil, implantés à Doudou (pays gourounsi) zigla Koulpélé (pays Bissa) et Koïrizena (dans le Yatenga) fait partager les réalités burkinabè à des petits groupes qui sont immergés dans la vie quotidienne de ces populations.Pour plus d’informations  TDS Tél. : (226) 50 31 25 94